Le moment idéal

photographie, réflexion

Dernièrement, j’ai consacré quelques matinées à faire des photos en forêt. J’espérais pouvoir profiter des 10 minutes idéales durant lesquelles le soleil levant joue avec les arbres. Il faisait beau et dégagé depuis des jours, les conditions étaient particulièrement favorables. Et à chaque fois, le soleil m’a fait faux bond en se cachant derrière une belle brume épaisse à souhait.

L’année dernière, à la même époque, j’avais eu la même idée de sorties matinales dans les bois, pour profiter de cette lumière particulière du petit matin. Et il s’était passé exactement la même chose : le brouillard s’était attardé dans la vallée. Mais l’année dernière, j’avais choisi d’attendre le bon moment. Qui ne s’est jamais présenté.

Cette année, donc, j’ai choisi d’y aller, peu importe la météo. Et bien m’en a pris.

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Trop longtemps, j’ai eu tendance à attendre le moment idéal avant de me lancer. L’hypothétique conjonction de circonstances favorables qui permettraient d’oser sans trop de crainte de se planter. Et qui rendent l’éventuel échec encore plus difficile à avaler. Le résultat ? Beaucoup de temps perdu, beaucoup d’opportunités manquées.

Bien sûr, il m’est aussi arrivé de me planter en beauté. Parfois après avoir longtemps hésité, parfois après m’être lancé sans trop réfléchir. Il n’y a pas de règle absolue. Tout tient dans la façon qu’on a de transformer ensuite ses échecs, ses ratages en expériences positives.

Le bon moment ne vient jamais si on l’attend. Le bon moment, c’est dès que l’opportunité se présente. Ensuite, il faut juste tirer le meilleur parti de ce qui se présente à nous.